Vivre dans la nuit…

Oui, oui, le titre réfère à la chanson de Nuance!

Cette année, pas moyen d’aligner trois jours de vacances sans qu’il n’y ait un empêchement, une réunion, un impératif. Ainsi, au lieu de vous écrire d’une terrasse à Barcelone, je vous écris d’une brasserie à Bathurst… où je petit-déjeune en mangeant un fish and chips. Moquez-vous.

Ben oui, je suis un oiseau de nuit, je me couche rarement avant trois heures du matin et je me lève tard. Je ne suis pas paresseuse pour autant, malgré ce qu’en pensent ceux que mon horaire atypique étonne. Je dors rarement plus de 8h (mes proches vous diront que je dors rarement 6h!), je respecte la plupart de mes dates de tombée, je travaille très fort depuis toujours.

Vivre ainsi sur le « shift » de nuit, à Montréal, se fait relativement facilement. J’ai mes petites habitudes, je connais les commerces ouverts tardivement, j’utilise les technologies pour joindre mes correspondants qui dorment, je m’aperçois à peine que les gens vivent sur un autre fuseau horaire. Et en vacances en Europe, à New York ou dans une grande ville là où on dîne à 22h, je m’intègre à merveille.

Mais envoyez-moi à Bathurst, et allo le choc culturel. Mardi soir à 21h45 (donc 20h45, heure de Montréal), à part les chaînes de junk food, pas moyen de manger. Et pendant que je mâchouillais mon « Wendy’s » à 22h, un employé est allé verrouiller les portes! Je suis certes rentrée tôt à ma chambre – je loge dans un château, je vous en reparlerai! – mais mon horloge interne n’a pas changé soudainement pour autant. Je me suis endormie tard et levée tard en ce beau mercredi. Comme je « pseudovacancionne » (mettre ici l’accent sur pseudo), j’ai pris mon temps, fait quelques étirements et exercices, j’ai défait ma valise, pris mes aises, puis ma douche.

13h30 qu’il était quand je suis sortie de ma cachette. J’avais un peu beaucoup raté l’heure du petit-déjeuner au couette et café (mais ils sont tellement adorables qu’ils m’ont proposé un arrangement spécial pour demain!). Le café était prêt, mais je voulais manger pour éviter la migraine, alors j’ai filé au centre-ville où se trouve le « Café gourmet », le seul endroit que j’avais repéré pour un café au lait. Ça fermait… à 14h! Bye bye latte!

J’ai fini ici au « The Megalodon Pub » où on pourrait nourrir un régiment. À  mon arrivée, il n’y avait qu’une table d’occupée, par une famille d’Européens.  Si la carte est tout à fait appropriée pour l’endroit, mon estomac, lui, a trouvé ça original comme déjeuner, du poisson frit. Heureusement, le café était à volonté…

C’est bizarre ce qu’une toute petite expérience comme celle-là déclenche en moi un torrent de sentiments. D’aussi loin que je me souvienne, j’étais différente des autres, de multiples façons. Et ce n’était pas si bien accepté. Va pour un peu d’originalité, mais faut « fitter ». Parfois encore ça me mine. Parfois ça me rassure. La plupart du temps, ça me déçoit.

p.s.: y’avait pas le wi-fi non plus, alors le texte vous parvient un jour plus tard!

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