J’ai vraiment la trouille.

Depuis un mois, je n’écris plus. Ni sur mon blogue. Ni sur mon ordi. Je réponds peu à mes courriels. Depuis que je suis revenue du Burkina, j’ai été malade, j’ai fait un petit tour d’ambulance, je me suis traitée avec des pilules qui vous rendent folle de ménage (non je n’en prends plus et ne suis pas dispo pour faire votre classement de Tupperware, mais vous devriez voir les miens!).

Puis, j’ai eu une crise de réaménagement de l’espace. Peut-être que le Prednisone vous reste longtemps dans le sang? J’ai commencé par la chambre : pour la première fois en un an, les vêtements ne sont plus dans des boîtes garde-robes. La salle à manger est en voie de devenir… une salle à manger. C’est pas terminé, y’en a pour des mois encore, mais le bureau prend progressivement des airs de bureau! Une façon de préparer le terrain pour accoucher de millions d’idées. Parce que malgré mon silence, pendant tout ce temps-là, mon cerveau est entré dans une sorte de bouillonnement. Et là, ça déborde. 

Je me remets lentement en mouvement, pour harmoniser la turbulence entre mes deux oreilles avec le monde extérieur. J’essaie d’éviter de tomber dans mon propre ouragan, de m’emporter pour ensuite m’écrouler d’épuisement. Tous ceux qui attendent un retour d’appel, une réponse à un courriel, la suite de mes aventures au Burkina, la reprise des activités théâtrales, mon bilan de Les quatre petites filles et mille autres choses peuvent espérer. J’essaie très fort de dompter les 1806 courriels non lus dans ma boîte, de répondre aux centaines que j’ai mis dans le dossier « Pour action et réponse ».

Sauf que je dois vous confier un truc. J’ai peur. Je paralyse devant l’ampleur de la tâche. Mon ventre se serre à l’idée de prendre mes messages vocaux. Même écrire ce petit texte m’a angoissée. Et les courriels culpabilisants me rendent agressive. C’est étourdissant d’être libre et de n’avoir à répondre qu’à soi-même. C’est déstabilisant de n’avoir que soi à blâmer pour les opportunités ratées quand elles pleuvent. J’ai la trouille. Vraiment. La trouille parce que je ne sais pas si c’est de l’autosabotage ou de l’instinct…

Publicités

6 commentaires sur “J’ai vraiment la trouille.

  1. Il te faut un/e secrétaire au plus vite ! Quelqu’un qui te connaît comme s’il ou elle était toi ! Ça existe ?
    Je ne trouve rien de mieux mais c’est vrai que les filles ne cherchent pas toujours de solutions lorsqu’elles te parlent de leurs problèmes !! :p

  2. Moi je veux que tu saches que c’est bien ce que tu vis en ce moment !! Un ménage de choses à dire, à faire …selon une échelle de valeurs qui commence par toi … J’adooooooore.

    J’espère même (et surtout) que tu ne prendras pas le temps(si précieux) de répondre à ce message.

    Mais sache que je pense à toi et que je t’aime belle femme de théâtre et de voyages

    Bise

  3. Ma chère Véro d’amour,

    Oh combien je peux te comprendre. Bienvenue dans la liberté totale du travailleur autonome!
    Affronter nos peurs est souvent difficile et insécurisant.
    Mais si ça peut te rassurer, je vis les mêmes choses de façon cyclique donc je finis toujours par passer au travers de cette période si bizzarre…Mais à a chaque fois, lorsque je range plutôt que je fais ce que je dois faire, et bien je me dis que c’est un mal nécessaire !

    À samedixxx

  4. Enfin, pour compléter ce que je veux dire (ca a coupé durant la rédaction de cette réponse), il suffit de peu de choses que le retour à la vie normale revient au galop! On a beau entreprendre des vacances excitantes mais lorsque septembre pointe son nez, on devient plus maussade et c’est la réalité qui frappe à notre porte! Tu devrais prendre une bonne cure de repos et éviter le stress des réponses malveillantes! Il y a des messages qui sont empreint de gentillesse, tu sais!

    Je vais penser ben gros à toi, malgré son état de santé! Tu me manques! Snif!

    P-S: Je te lance en primeur que nous allons lancer le projet Quapla 2011 avec les auditions samedi prochain! On monte « Les Fourberies de Scapin », texte de Jean-Baptiste Poquelin dit Moliére! Si on me donne le rôle de Scapin, ce sera un énorrrrmmmmmeee défi de taille avec le language et le nombre de répliques à retenir! Souhaite-moi bonne chance afin que j’aie un personnage à jouer!

  5. 1800 messages !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ben tiens, moi aussi j’aurais la trouille.

    Est-ce que le Prednisone donne envie de faire du ménage dans ses relations ? Moi, c’est ce que je commencerais par faire en tout cas ! Lesquelles sont vraiment importantes ? Exit le reste !

    En tout cas, moi, je ne t’avais pas laissé de message et j’ai eu de tes nouvelles. Tralalalalère ;-) !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s