La solitude à Hochelag-by-Ouaga

Il y a un an, je couchais par terre dans mon local de répétition parce que je n’avais pas d’autre endroit où loger. Pendant plus d’une semaine sans même un matelas. Pendant trois mois, j’ai campé, avec un mini-frigo et un four micro-ondes. Pendant dix jours, j’ai pris ma douche au Cabaret Juste pour rire (merci  @GilRozon!) parce que je n’avais accès, à l’Espace HOMA, qu’à un mini lavabo et une toilette. Mais j’y logeais alors avec beaucoup de foi.

Pourtant ce matin, quand je me suis réveillée sur le sol de mon local de répétition, j’ai eu peur. Le souffle court, je suis sortie dehors pour prendre une bouffée d’air et là j’ai cru que j’étais déjà en Afrique. Je suis rentrée sur le champ dans le studio, convaincue que je faisais un cauchemar. Puis je me suis rappelée qu’hier soir, épuisées par la chaleur, mon amie Gaële et moi avons décidé de dormir dans cet espace, pour profiter des ventilateurs et de la climatisation.  Sauf qu’elle est partie travailler ce matin, a méticuleusement tout rangé son équipement et je me suis réveillée, toute seule, au pied des grands rideaux de velours noir, comme tant de fois en 2009.

La solitude, c’est fascinant. Étourdissant. Ça marque.  Ma foi envers la race humaine a été mise à rude épreuve ces derniers mois. Je me surprends à douter des intentions des gens. Je n’ai qu’à claquer des doigts et je suis entourée. Pourtant, je me sens seule. Ou plutôt, je me sais seule.  Une connaissance ancestrale que j’avais oubliée.  Et que je n’arrive pas encore à accepter…

p.s. les préparatifs pour l’Afrique vont bon train. Vaccins, passeport, visa, verres de contact, Epipen, pompes, prescription de Malarone, billets d’avion, réservations d’hôtels, petit guide du Burkina, petite carte de Casa, vraiment.

p.p.s. : j’ai consacré les dernières années de ma vie à la refaire, c’est pour ça que je couchais par terre l’an dernier. Afin d’aller au bout de ma passion artistique, j’ai quitté mon emploi, vendu mon loft du Vieux-Montréal, acheté un triplex en décrépitude à Hochelag et consacré chaque sou, goutte de sueur et énergie à me faire un bel espace de répétition de plus de 1000 p.c. et un grand appartement.  C’est loin d’être terminé (et les rénos, et mon virage), mais ça avance. Tiens, si c’est pas un rayon de foi qui se pointe…

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Un commentaire sur “La solitude à Hochelag-by-Ouaga

  1. Salut Véronick!

    Je comprends maintenant pourquoi tu as quitté la fonction publique: tu veux assouvir pleinement ta passion artistique! On dit souvent que travailler dans les arts culturel, ça ne rapporte pas beaucoup à manger! Je ne sais pas si tu me comprends mais pour faire un changement de sujet, un petit changement de carriére ne fait pas de mal!

    J’ignorais que tu avais habité dans le Vieux-montréal alors que tu es dans le quartier Hochelaga! Il m’est arrivée de me promener dans le quartier (rue Sherbrooke entre les métros Radisson et Assomption! ) et j’ai failli me rendre jusqu’au Stade! Bref, ton invertissement sera remboursée par la location et tu seras mieux installée! Je te souhaite que tu restes telle quelle car je n’arriverais pas à te reconnaitre! Au plaisir de se reparler!

    XXX :)

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