Du plaisir avec Jeremy Hechtman au #Fringemtl et un forfait franco!

pssst… le forfait, c’est sous la photo!

Ça achève et pourtant, on vient tout juste de trouver notre rythme de croisière. Monter un show seulement pour le Fringe, c’est un acte de pure folie. Chaque année, je me questionne sur mes motivations. Cette année, je ferai le post-mortem ici, publiquement, et je publierai même le bilan financier.  Vous allez bien rigoler, car pour le moment, on est à environ 100 entrées au guichet d’éviter le déficit…

Hier soir, fallait voir notre investissement pour la cause artistique bénévole.  Comme chaque soir, au Studio Juste pour rire sur St-Laurent, à 1h du matin, c’était la 13e Heure, un talk-show animé par Anders Yates (a. k.a. Zack Winters), Dan P. Jeannotte (Sweet Sweet Jimmy Priest) and Matt Goldberg (Rufus O’Hallahan). C’était l’édition spéciale pour souligner le départ de Jeremy Hechtman qui dirige le Festival St-Ambroise Fringe de Montréal depuis 15 ans. Comme Jeremy a ses préférences, les animateurs avaient concocté un programme intitulé Très Sexy Show – Super Sexy Show.

Comment un spectacle français surréaliste de 11 000 mots écrit par Pablo Picasso peut-il cadrer avec un tel événement? Je n’en ai aucune idée! Mais le Fringe c’est ça: on nous a dit, allez les filles de @pretiumdoloris, vous êtes dans les habituées du Festival et vous saurez nous proposer quelque chose. Alors Gaële Cluzel-Gouriou (@gaeleenvogue), Stéphanie Breton et moi-même, armées de La Chèvre (inspirée j’insiste par la Chèvre de Pablo Picasso) et appuyée par l’increvable et ultra-patient Olivier Gagnon (@ogagnon), nous sommes allées faire sur scène des folies dignes d’un enterrement de vie de garçon! Lesquelles seront sur Youtube bien avant que je puisse aller me cacher en Afrique. Jeremy a eu l’air de bien apprécier.  Peut-être pas autant que son crowd surfing et le jeu de la bouteille, mais bon.

Blague à part, passer à la 13e Heure, pour une compagnie francophone, je ne pense pas que ça fasse vendre de billets.  Mais c’est essentiel pour s’inscrire dans le paysage du Fringe et pour comprendre l’ouverture et l’esprit festif de cet événement. S’il y a un endroit en ville où la différence est la norme, c’est bien là. Tu peux venir de n’importe où, avoir l’air de n’importe quoi, parler la langue que tu voudras, ne pas parler même, tu peux être riche, pauvre, beau, laid, au Fringe, tu as toujours ta place.  C’est bien pour dire: même aux heures les plus alcoolisées, j’ai jamais vu la moindre petite bataille.

La question francophone au Fringe est pourtant délicate et complexe (et ce n’est pas parce que les organisateurs ne sollicitent pas les francophones pour améliorer cet aspect, croyez-moi). Ajoutez à toutes sortes de défis le fait que pendant cette 20e édition, les événements francos du Fringe ont souffert des Francofolies programmées au même moment, et vous verrez qu’on est pas sorti de l’auberge.  On l’a constaté dans nos recettes au guichet et on a entendu d’autres compagnies francophones dire la même chose. Des fois c’est un peu décourageant.
Les quatre petites filles, au Fringe - photo Pierre Guillaume
Forfait francophone!
Alors en ce vendredi d’avant-dernière représentation, je m’adapte à la situation en vous proposant un forfait Fringe/Francofolies.  Vous ne pourrez pas dire que je ne me force pas! (je le fais un tantinet aussi à cause du lien particulier qui m’unit à la Compagnie Créole) :
  • dans quelques heures, vous filez tôt du bureau, vous rejoignez un(e) ami(e) au M.A.I. (3680, Jeanne-Mance) pour 16h15,
  • vous obtenez 2 billets pour le prix de 1 (9$+frais),
  • vous prenez un verre au bar et
  • vous voyez à 16h45 un show disjoncté de 70 minutes avec 4 comédiennes et 2 comédiens en délire, à regarder avec vos sens, en laissant votre cerveau au vestiaire!
  • À 18h, vous rigolez un peu avec nous après le spectacle, puis vous filez manger une bouchée sur St-Laurent (c’est la vente trottoir!) et
  • vous poursuivez ensuite votre descente sur Jeanne-Mance pour aller vous installer dans l’Espace Ford très tôt pour avoir de bonnes places et chanter « Ça fait rire les oiseaux! ».

(Ok, si vous n’aimez pas La Compagnie Créole, venez nous voir quand même, mais avouez que le forfait est tentant… tout ça pour environ 5$, wow!)

Bon ben on espère vous voir tantôt.

*To my rare but courageous anglophone readers, you do not need to speak a word of French to enjoy our show (nor La Compagnie Créole later on). Francophones do not understand the 11 000 words we throw at them in 70 minutes. No one can. This show is a living painting and is meant to be watched and felt. Just come along and have a drink before, you will enjoy!

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