Dans les hautes herbes de HOMA : quand le texte se déploie dans l’espace tangible…

Répétition du 19 mai 2010.

Anges de guimauve…

Il fait beau, le printemps qui est enfin arrivé, nous a permis de transporter cette répétition afin que le texte de Picasso puisse enfin prendre ses aires et s’étendre dans l’espace tangible. Une « italienne » dans les hautes herbes, réfugiés dans un joli parc d’HOMA loin de toute connexion Internet ainsi que de notre cher complice et lien entre vous et nous : Twitter!

On récite les textes, on cherche et trouve de plus en plus de mots sans s’y référer, par conséquent, le texte se dévoile, de plus en plus fluide.

Par contre l’heure est au plaisir, on s’amuse vachement  à sauter sur le trampoline, alors que le ludique du texte se matérialise et « s’image » doucement, on court comme des gamins autour de ce nouvel accessoire, élément concret du féerique  auquel  cette nouvelle rencontre donne accès. Entres quelques regards curieux et quelques promeneurs de début de soirée les répliques semblent prendre vie plus que jamais.

Les lectures et les discussions autour de la table se transforment enfin en véritable jeu dans le jardin de Picasso. Les comédiennes ainsi librement déployées dans ce vaste espace apprivoisent les gestes et les mouvements leur permettant de s’identifier et de prendre possession du lien privilégié les reliant à leurs personnages.

Cette fois-ci on se dessine une scène imaginaire, aux proportions équivalentes à la scène du MAI (où la pièce sera présentée en juin, du 11 au 19) puis la metteur en scène se met à l’œuvre, sculptant cet espace de mouvements, de directions, d’entrées, de rondes et de tout ce qui permet au texte de construire son identité scénique. Dans  ce même ordre d’idées le scénographe esquisse ses idées nouvelles inspirées par cette concrétisation du texte… Aurons-nous des esquisses à vous présenter ici?  À suivre…

Ce soir les comédiennes et « comédien » découvrent également une vision physique de la mise en scène  qui leur dévoile du coup son aspect cardio! Courir d’un côté à l’autre de la scène imaginaire, du poirier au toit de la maison du côté jardin au côté cour, les acteurs devront être en forme!

Mais où est la metteur en scène? …Elle est cachée dans le fond du puits!!!…

La difficulté majeure de la metteur en scène aujourd’hui consiste à se séparer entre ses deux rôles, celui de metteur en scène et celui d’actrice qui doit alterner continuellement et permuter ses chapeaux. Prendre part au déploiement dans l’espace tout en tentant de se garder une vision d’ensemble sur chaque fragment de scène qui s’esquisse. J’observe vous me direz…

Quel plaisir de voir les actrices se promener avec cette échelle  invisible, de les voir chercher leurs nouveaux repères et de les sentir devenir réellement les quatre petites filles!

En terminant, l’ultime conseil que notre metteur en scène a offert aux comédiennes ce soir : Apprenez vos textes!!!!

Prochaine répétition demain!

Photo des comédiens lisant le texte, par Véronick Raymond

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2 commentaires sur “Dans les hautes herbes de HOMA : quand le texte se déploie dans l’espace tangible…

  1. Picasso dans Hochelaga-Maisonneuve ! Quel beau rapprochement !
    À chaque billet je vois le travail progresser. C’est magique !
    Tu as une sacrée belle plume MFL ! Je me croirais là assis sur l’herbe avec vous.
    Je verse à toute l’équipe un bon verre de Montagne Saint-Émilion 2003 ! :)

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